Il faut tourner la page
Il faut tourner la page... l'expression ne peut
que
coller à Françoise et Roger
Léveillé qui ont fermé leur maison de
la Presse samedi soir après 32 ans de bons et loyaux
services. Pages de journaux, de livres, feuilles vierges,
Françoise Léveillé aime "sentir le
papier" autour d'elle. Elle avait déjà
travaillé quatre ans dans la presse à Saulieu, en
Côte d'Or, mais Vitry fut un véritable coup de
foudre.
"Amoureuse des pierres, et
très
vieille France", elle ne pouvait rêver mieux comme
emplacement que la place d'Armes, face à la
collégiale. Le couple profitait d'ailleurs à
plein temps de ce panorama puisqu'ils vivaient au dessus du
magasin. Plein de souvenirs font monter les larmes aux yeux de la
future retraitée : ses clients qui devenaient souvent des
amis, les plus jeunes qu'elle appelle "mon petit",
ses collaboratrices, Mmes Lafebve et Draut, et Mlle Jeannet, qui
continueront à travailler à la boutique...
L'on sait d'ores et déjà que
Jocelyne Avert, de la librairie Jean-Pierre, qui sera vendue, reprend
dès aujourd'hui cette maison de la Presse. Dans ses projets,
un réaménagement total de la surface pour marier
à la fois presse, librairie, papeterie scolaire et
administrative, un véritable "concept-maison de la presse".
En revanche, c'en est terminé du
dépôt de presse. La presse nationale devra
transiter par St Dizier avant d'arriver à
Vitry-le-François.
Les projets du couple ? Repos, voyages,
théâtre, concerts et surtout Marion, 13 mois, leur
unique petite-fille. Et pour mieux pouponner, dès octobre,
les Léveillé s'installeront dans la ville de leur
fille, à Antibes, où ils mèneront une
vie «sereine,
mais avec moins d'enthousiasme» hors de
«la grande
famille de la presse ».